{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2026-05-07", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20260507-30781-22_2026-05-07.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20260507_30781_22:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "63cb267510a23b9517e53dd76a28fdfa"}, "Scrapedate": "2026-10-02", "Scrapetime": "03:16:25", "Num": ["20260507_30781_22", "Batou c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "EGMR EGMR 07.05.2026 20260507_30781_22 (Batou c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "CEDH CEDH 07.05.2026 20260507_30781_22 (Batou c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "CEDU CEDU 07.05.2026 20260507_30781_22 (Batou c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft EGMR EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration CEDH CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione CEDU CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Condamnation de l'organisatrice d'une marche f\u00e9ministe pour inefficacit\u00e9 du service d'ordre mis en place.\n<br>La condamnation de la requ\u00e9rante au paiement d'une amende pour ne pas avoir respect\u00e9 les conditions encadrant l'autorisation de manifester s'analyse en une ing\u00e9rence dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union. Selon la Cour, cette ing\u00e9rence avait une base l\u00e9gale en droit interne (ch. 58-63).\nPour d\u00e9terminer si l'ing\u00e9rence en cause \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, la Cour a examin\u00e9 successivement les \u00e9l\u00e9ments suivants: l'existence d'une autorisation pr\u00e9alable de la manifestation litigieuse (ch. 68-69), le comportement de la requ\u00e9rante et des manifestantes (ch. 70-76), le comportement des autorit\u00e9s lors de ladite manifestation (ch. 77-78), l'\u00e9quit\u00e9 de la proc\u00e9dure et les garanties proc\u00e9durales (ch. 79-83) ainsi que la sanction inflig\u00e9e \u00e0 la requ\u00e9rante (ch. 84-88). Consid\u00e9rant que les juridictions nationales n'avaient pas pr\u00e9sent\u00e9 de motifs suffisants pour justifier l'ing\u00e9rence litigieuse, la Cour a retenu que l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 89-90).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(2. Quartalsbericht 2026)<br>Versammlungs- und Vereinigungsfreiheit (Art. 11 EMRK); strafrechtliche Verurteilung der Organisatorin einer friedlichen Demonstration aufgrund von gewaltfreien Ausschreitungen einiger Demonstranten.<br>Der Fall betrifft die strafrechtliche Verurteilung der Beschwerdef\u00fchrerin als Organisatorin einer Demonstration anl\u00e4sslich des Internationalen Frauentags im Jahr 2019 wegen Nichteinhaltung der in diesem Rahmen auferlegten Bedingungen. Die innerstaatlichen Gerichte warfen ihr insbesondere vor, dass der von ihr organisierte Ordnungsdienst bei Ausschreitungen der Demonstranten unwirksam gewesen sei.<br>Vor dem Gerichtshof machte sie geltend, dass das Strafurteil gegen sie als Organisatorin einer Demonstration wegen angeblicher Nichteinhaltung der in der Demonstrationsbewilligung festgelegten Auflagen ihre Rechte auf freie Meinungs\u00e4usserung und auf friedliche Versammlung verletze. Der Gerichtshof beschloss, die Beschwerde im Lichte von Artikel 11 EMRK (Versammlungs- und Vereinigungsfreiheit) zu pr\u00fcfen.<br>Im Zusammenhang mit der Verantwortung, die in der Regel von den Organisatoren einer Demonstration erwartet werden kann, befand der Gerichtshof, dass einem die \u00abreine \u00dcberforderung\u00bb durch diese Verantwortung nicht als Vergehen vorgeworfen werden kann. Da die Beschwerdef\u00fchrerin keine strafbare Tat begangen und die Demonstration zu keinen nennenswerten St\u00f6rungen oder sonstigen Gefahren gef\u00fchrt habe, kam der Gerichtshof zu dem Schluss, dass die strafrechtliche Verurteilung der Beschwerdef\u00fchrerin \u2013 auch wenn die verh\u00e4ngte Geldstrafe nur minimal war \u2013 in keinem angemessenen Verh\u00e4ltnis zu dem von den Schweizer Gerichten verfolgten legitimen Zweck stand. Ein solcher Eingriff k\u00f6nne eine abschreckende Wirkung entfalten und sei in einer demokratischen Gesellschaft nicht notwendig. Verletzung von Artikel 11 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Condamnation de l'organisatrice d'une marche f\u00e9ministe pour inefficacit\u00e9 du service d'ordre mis en place.\n<br>La condamnation de la requ\u00e9rante au paiement d'une amende pour ne pas avoir respect\u00e9 les conditions encadrant l'autorisation de manifester s'analyse en une ing\u00e9rence dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union. Selon la Cour, cette ing\u00e9rence avait une base l\u00e9gale en droit interne (ch. 58-63).\nPour d\u00e9terminer si l'ing\u00e9rence en cause \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, la Cour a examin\u00e9 successivement les \u00e9l\u00e9ments suivants: l'existence d'une autorisation pr\u00e9alable de la manifestation litigieuse (ch. 68-69), le comportement de la requ\u00e9rante et des manifestantes (ch. 70-76), le comportement des autorit\u00e9s lors de ladite manifestation (ch. 77-78), l'\u00e9quit\u00e9 de la proc\u00e9dure et les garanties proc\u00e9durales (ch. 79-83) ainsi que la sanction inflig\u00e9e \u00e0 la requ\u00e9rante (ch. 84-88). Consid\u00e9rant que les juridictions nationales n'avaient pas pr\u00e9sent\u00e9 de motifs suffisants pour justifier l'ing\u00e9rence litigieuse, la Cour a retenu que l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 89-90).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(2\u00e8me rapport trimestriel 2026)<br>Libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association (art. 11 CEDH) ; condamnation p\u00e9nale de l'organisatrice d'une manifestation pacifique, en raison de d\u00e9bordements non violents de manifestants.<br>L'affaire concerne la condamnation p\u00e9nale de la requ\u00e9rante, en sa qualit\u00e9 d'organisatrice d'une manifestation \u00e0 l'occasion de la Journ\u00e9e internationale des femmes en 2019, pour le non-respect des conditions fix\u00e9es pour la tenue de celle-ci. Les juridictions nationales reproch\u00e8rent en particulier \u00e0 la requ\u00e9rante l'inefficacit\u00e9 du service d'ordre qu'elle avait mis en place face aux d\u00e9bordements des manifestants.<br>La requ\u00e9rante a fait valoir devant la Cour que sa condamnation p\u00e9nale, en sa qualit\u00e9 d'organisatrice d'une manifestation, en raison du non-respect suppos\u00e9 des conditions fix\u00e9es dans l'autorisation de manifester, a port\u00e9 atteinte \u00e0 ses droits \u00e0 la libert\u00e9 d'expression et \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique. La Cour a d\u00e9cid\u00e9 d'examiner les griefs sous l'angle de l'article 11 (libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association).<br>Dans le contexte sp\u00e9cifique de la responsabilit\u00e9 qui peut \u00eatre raisonnablement exig\u00e9e d'un organisateur d'une manifestation, la Cour a estim\u00e9 que ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un acte r\u00e9pr\u00e9hensible le fait d'avoir \u00e9t\u00e9 \u00ab d\u00e9pass\u00e9 par la charge \u00bb que repr\u00e9sentait cette responsabilit\u00e9. Eu \u00e9gard \u00e0 l'absence de commission de tout acte r\u00e9pr\u00e9hensible par la requ\u00e9rante, et compte tenu du fait que la manifestation n'avait engendr\u00e9 aucune perturbation importante ni aucun danger, la Cour a estim\u00e9 que la condamnation p\u00e9nale de la requ\u00e9rante, quand bien m\u00eame l'amende inflig\u00e9e \u00e9tait d'un montant minimal, n'\u00e9tait pas proportionn\u00e9e au but l\u00e9gitime invoqu\u00e9 par les juridictions suisses. Elle \u00e9tait en outre de nature \u00e0 avoir un \u00ab effet dissuasif \u00bb. L'ing\u00e9rence litigieuse n'\u00e9tait donc pas \u00ab n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique \u00bb. Violation de l'article 11 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Condamnation de l'organisatrice d'une marche f\u00e9ministe pour inefficacit\u00e9 du service d'ordre mis en place.\n<br>La condamnation de la requ\u00e9rante au paiement d'une amende pour ne pas avoir respect\u00e9 les conditions encadrant l'autorisation de manifester s'analyse en une ing\u00e9rence dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union. Selon la Cour, cette ing\u00e9rence avait une base l\u00e9gale en droit interne (ch. 58-63).\nPour d\u00e9terminer si l'ing\u00e9rence en cause \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, la Cour a examin\u00e9 successivement les \u00e9l\u00e9ments suivants: l'existence d'une autorisation pr\u00e9alable de la manifestation litigieuse (ch. 68-69), le comportement de la requ\u00e9rante et des manifestantes (ch. 70-76), le comportement des autorit\u00e9s lors de ladite manifestation (ch. 77-78), l'\u00e9quit\u00e9 de la proc\u00e9dure et les garanties proc\u00e9durales (ch. 79-83) ainsi que la sanction inflig\u00e9e \u00e0 la requ\u00e9rante (ch. 84-88). Consid\u00e9rant que les juridictions nationales n'avaient pas pr\u00e9sent\u00e9 de motifs suffisants pour justifier l'ing\u00e9rence litigieuse, la Cour a retenu que l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 89-90).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(2\u00b0 rapporto trimestriale 2026)<br>Libert\u00e0 di riunione ed associazione (art. 11 CEDU); condanna penale dell'organizzatrice di una manifestazione pacifica per disordini non violenti da parte dei manifestanti.<br>La causa riguarda la condanna penale della ricorrente, organizzatrice di una manifestazione nel 2019 in occasione della Giornata internazionale della donna, per mancato rispetto delle condizioni prestabilite in merito all'evento. I tribunali nazionali hanno contestato alla ricorrente soprattutto l'inefficacia del servizio d'ordine da lei istituito per far fronte ai disordini dei manifestanti.<br>La ricorrente ha sostenuto davanti alla Corte che la sua condanna penale in qualit\u00e0 di organizzatrice di una manifestazione, motivata dal presunto mancato rispetto delle condizioni prestabilite nell'autorizzazione, avrebbe violato i suoi diritti alla libert\u00e0 di espressione e di riunione pacifica. La Corte ha deciso di esaminare i motivi di ricorso appellandosi all'articolo 11 (libert\u00e0 di riunione e di associazione).<br>Nel contesto specifico della responsabilit\u00e0 che si pu\u00f2 ragionevolmente esigere dall'organizzatore di una manifestazione, la Corte ha ritenuto che non possa essere considerato come un atto illecito il fatto di non saperne gestire la portata. Poich\u00e9 la ricorrente non aveva commesso illeciti e la manifestazione non aveva provocato disordini importanti o pericoli, la Corte ha ritenuto che la condanna penale, nonostante la multa avesse un importo minimo, non fosse proporzionata al motivo invocato dai tribunali svizzeri, sebbene legittimo. La condanna \u00e8 stata inoltre tale da avere un effetto dissuasivo sulla ricorrente. L'ingerenza contestata non pu\u00f2 pertanto essere considerata necessaria in una societ\u00e0 democratica. Violazione dell'articolo 11 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/3062", "Zeit UTC": "02.10.2026 03:16:25", "Checksum": "646ea8a86a388ce9f2894d2c9e71631d"}